La transition énergétique se heurte aux limites des infrastructures
14 octobre 2026La transition énergétique se heurte aux limites des infrastructures
14 octobre 2026
Les entreprises belges investissent massivement dans la transition énergétique, mais se heurtent de plus en plus aux limites des infrastructures énergétiques
Ces dernières années, les entreprises belges ont massivement investi dans les panneaux solaires, les pompes à chaleur, les infrastructures de recharge et l’électrification des processus industriels. Mais selon Equans Belux, cela ne suffit plus. Alors que la consommation d’électricité en Belgique devrait augmenter de près de 60 % d’ici 2036, il apparaît de plus en plus clairement que ces investissements ne pourront produire leur plein rendement que si les infrastructures énergétiques au sein des entreprises évoluent elles aussi. Pour les entreprises, l’enjeu se déplace donc de l’installation de technologies durables distinctes vers la gestion, le stockage, la distribution et la récupération intelligents de l’énergie.
La transition énergétique s’accélère partout en Belgique. Selon les dernières projections d’Elia, la consommation nationale d’électricité passera de 80,2 TWh aujourd’hui à plus de 128,3 TWh d’ici 2036. À elle seule, l’industrie aurait besoin de 19,9 TWh d’électricité supplémentaires à cet horizon, sous l’effet de l’électrification croissante de ses processus et installations. Parallèlement, les limites de nos infrastructures énergétiques deviennent de plus en plus visibles. Elia et Fluvius ont déjà averti que l’électrification croissante dans la province d’Anvers, la zone portuaire de Gand et la région de Bruges entraîne, pour la première fois, des congestions sur le réseau.
Après des années d’investissements dans des solutions durables, les entreprises sont donc aujourd’hui confrontées à un nouveau défi : faire en sorte que ces solutions fonctionnent ensemble de manière optimale. À défaut, certaines entreprises pourraient bientôt ne plus pouvoir obtenir de raccordement dans notre pays, comme c’est déjà le cas aujourd’hui aux Pays-Bas.
« De nombreuses entreprises ont franchi avec succès la première étape de la transition énergétique », déclare Mark Dirckx, CEO d’Equans Belux. « Elles ont investi dans les énergies renouvelables, l’électrification et l’efficacité énergétique. Nous constatons toutefois aujourd’hui que ces différentes installations fonctionnent encore souvent indépendamment les unes des autres. Elles ne permettent donc pas toujours de tirer le meilleur rendement des investissements réalisés. L’étape suivante consiste à relier intelligemment tous les flux énergétiques d’un bâtiment ou d’un site industriel. »
Selon Equans Belux, l’enjeu se déplace ainsi des technologies individuelles vers une gestion intégrée de l’énergie. Pour les entreprises, cela signifie réduire la consommation énergétique, maximiser l’utilisation de l’énergie produite localement, écrêter les pointes, stocker l’énergie lorsque cela s’avère pertinent et récupérer la chaleur résiduelle partout où c’est possible. Dans l’intervalle, Elia et Fluvius poursuivent le renforcement du réseau électrique, mais cette évolution n’apporte pas de solution à court terme.
« L’énergie est un facteur crucial pour les entreprises », poursuit Mark Dirckx. « Celles qui parviennent à interconnecter intelligemment leur consommation, leur production, leur stockage et leur récupération d’énergie génèrent non seulement des bénéfices environnementaux, mais se dotent également d’un avantage concurrentiel majeur. »
Selon Equans, la prochaine phase de la transition énergétique sera largement déterminée par la manière dont les entreprises organisent leur énergie. Une gestion intelligente de l’énergie permet d’optimiser la consommation. Le stockage d’énergie apporte de la flexibilité et limite les pics de consommation. Une infrastructure énergétique adaptée rend possible la poursuite de l’électrification. Enfin, l’intégration de la chaleur et du froid permet de valoriser une énergie qui, autrement, serait perdue.
« Aujourd’hui, la transition énergétique ne se limite plus à produire de l’énergie durable. Le véritable défi consiste à utiliser cette énergie de la manière la plus intelligente possible. Les entreprises qui y parviennent améliorent le rendement de leurs investissements, réduisent leurs coûts énergétiques et franchissent une étape décisive vers des activités pérennes », conclut Mark Dirckx.
À propos d’Equans BeLux
En Belgique et au Luxembourg, les clients d’Equans peuvent s’appuyer sur près de 80 ans d’expertise et d’expérience dans un large éventail de services techniques. Avec 9 200 collaborateurs répartis sur plus de 60 sites, nous sommes fortement ancrés localement et toujours proches de nos clients. En 2025, Equans Belux a réalisé un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros.
À propos d’Equans
Filiale du groupe Bouygues, Equans est un leader mondial du secteur de l’énergie et des services, présent dans 20 pays, avec 83 000 collaborateurs sur cinq continents et un chiffre d’affaires de 18,7 milliards d’euros en 2025. Equans conçoit, installe et fournit des solutions sur mesure afin d’améliorer les équipements, les systèmes et les processus techniques de ses clients et d’en optimiser l’usage dans le cadre de leurs transitions énergétique, industrielle et numérique. Grâce à une forte implantation locale, fondée sur ses marques historiques et une expertise technique de haut niveau, les experts hautement qualifiés d’Equans accompagnent les territoires, les villes, les sites industriels et les bâtiments dans les domaines du HVAC (chauffage, ventilation et climatisation), du froid et de la protection incendie, du facility management, de la digitalisation et des TIC, de l’électricité, de la mécanique et de la robotique. Equans est leader sur ses principaux marchés européens (France, Suisse, Belgique, Pays-Bas et Royaume-Uni) et dispose également d’une forte présence aux États-Unis et en Amérique latine.
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